​​​​​​​​​​​​​Actualités :​    
       
Formation en psycho-traumatologie centrée sur les compétences, Module de base
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Attention: il ne reste plus que quelques places!

​​Délai d'inscription : 15 octobre​ 2017

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​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​Séminaires

Séminaires programmés


 

Michel Delage
​Vieillissement, attachement, resilience : activité soignante et famille

Edith Goldbeter-Merinfeld, Juan Luis Linarès, Elida Romano, Carlos E. Sluzki, Marco Vannotti

La création de l'environnement thérapeutique. De la pratique à la théorie en thérapie familiale

Pierre Ruffieux et Michel Stalder
Module d'introduction à l'approche thérapeutique centrée sur les solutions (ACS)

​Florence Calicis
​L'utilisation du soi du thérapeute (date 6 novembre 2017)

Béatrice Cadalbert et Véronique Schmukle
​Astérix et Obélix et la gestion des conflits. Eléments essentiels à la résolution des tensions interpersonnelles

​Jean-Paul Gaillard
​Que sont devenus nos mutants? Les dernières évolutions psycho-sociétales et leurs implications sur nos interventions familiales

Aurora Blanco
​Les saveurs des approches narratives

Florence Calicis
​De la séparation à la recomposition : des transitions familiales complexes (date 5 octobre 2018)

Michèle Gennart et Jacques Thonney
​Troubles du soi et de l'intersubjectivité. Troubles de la lignée schizotypique et borderline

Julien Betbèze
​Apport des thérapies narratives à la prise en charge des addictions


 

Séminaires passés: ​​

Arlette Oberhoffer
Des réunions efficaces avec la méthode des 6 chapeaux, et la question de la pensée latérale et de la sollicitation méthodique de la créativité

Julien Betbèze
Apports de la pratique narrative aux thérapies systémiques et aux approches ericksoniennes

Solange Cook-Darzens
Apports de la recherche familiale dans les troubles du comportement alimentaire (TCA) de l'enfant et de l'adolescent : une démarche de "bonne pratique clinique"

Michel Sylvestre
​​Impact du trauma sur le fonctionnement de l'enfant et de la famille

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Michel DELAGE

  • Psychiatre, thérapeute familial, Association « Vivre en famille » La Seyne-sur-Mer
    Consultations familiales
  • Hôpital d'instruction des Armées Ste Anne, 51, impasse de la corniche supérieure
    83200 Toulon, France
  • Auteur de La résilience familiale (2008), et de La vie des émotions dans la famille (2013),    éd Odile Jacob

Vieillissement, attachement, résilience : activité soignante et famille.

​​« Comment l’attachement évolue-t-il au cours de la vie et que devient-il chez la personne âgée ?

Comment nos aînés tissent-ils leurs relations avec leurs figures d’attachement ? Notamment les relations de « caregiving » avec leurs enfants adultes ainsi que les conséquences des maladies neuro-dégénératives.

Nous développerons la notion d’interactions tardives et de ses conséquences sur les relations d’aide et les relations soignantes.

L’idée de résilience sera sous-jacente à ces différents apports et nous examinerons comment sa dimension systémique peut aider au développement du travail soignant. »


  Dates : Jeudi 21 septembre 2017 9h-17h et

               Vendredi 22 septembre 2017 9h-12h15
Lieu :  Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 290.- par personne

Formulaire d'inscription au format Adobe PDF.pdf
 

Un évènement international : cinq voix de la thérapie familiale :
Goldbeter, Linares, Romano, Sluzki, Vannotti, en Suisse pour leur dernière rencontre et pour rendre hommage à Luigi Onnis.

 

La création de l'environnement thérapeutique
De la pratique à la théorie en thérapie familiale

 

Edith Goldbeter-Merinfeld directrice de formation de l'IEFSH (Bruxelles). Professeur honoraire à l'Université Libre de Bruxelles, secrétaire du Groupement Belge des Formateurs et membre de l'EFTA. Elle dirige la rédaction des « Cahiers Critiques de Thérapie Familiale et de Pratiques de Réseaux », elle a écrit (1999, 2005): Le deuil impossible. Familles et Tiers Pesants; avec Linares, Onnis, Romano & Vannotti (2010) : Thérapie familiale en Europe. Inventions à cinq voix.
Juan Luis Linarès Professeur à l'Université Autonome de Barcelone. Président de Red Espanola y Latinoamericana de Escuelas Sistemicas - RELATES. Il dirige l'École de thérapie familiale de l'Hôpital universitaire de la Santa Creu i Sant Pau de Barcelone. Ancien président de la Société Catalane de Thérapie Familiale, de la Fédération Espagnole des Associations dev Thérapie Familiale et de l'EFTA. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, en français, Psychothérapie des états dépressifs (avec Carmen Campo, 2002).
Elida Romano est psychologue clinicienne et thérapeute familiale. Membre fondateur de L'Association Parisienne de Recherche et de Travail avec les Familles - APRTF, mais aussi de l'Association Européenne de Thérapie Familiale - EFTA. Elle a contribué au développement de l'Unité de Thérapie Familiale d'Aubervilliers et elle supervise de nombreuses équipes de thérapie familiale en France. Elle a participé à l'ouvrage collectif La famille adolescente de l'Aprtf en 2006.

Carlos E. Sluzki est psychiatre, thérapeute familial américain. Il a été directeur du Mental Research Institute, Palo Alto, California et vice-président de l'Académie Américaine de Thérapie Familiale. Il a été rédacteur en chef de plusieurs revues dont "Family Process". Actuellement il est professeur de psychiatrie à l'Université George Washington, et Professeur émérite à l'Université George Mason. De ses livres, un a été récemment traduit en français: La présence de l'absent, 2015.

Marco Vannotti a enseigné à l'Université de Neuchâtel et à la Faculté de Médecine de Lausanne. Il est co-fondateur du CERFASY à Neuchâtel. A Milan, il enseigne à l'Ecole de Psychothérapie Mara Selvini Palazzoli. Il a publié: Le métier de médecin (2006) et Corps et histoire de vie avec M. Gennart (2016).
Les thérapeutes de famille expérimentés font-ils exactement ce qu'ils prônent ? A quels modèles se réfèrent-ils, quand ils soignent, dans leur pratique de tous les jours ? L'« art » de la thérapie de famille pourrait bien apparaître sous un jour nouveau si nous prenions le risque de montrer ce que nous faisons, plutôt que de discuter de ce que nous devrions faire. Dans cette rencontre, nous – cinq thérapeutes de famille liés par une très vieille amitié – présenterons des cas cliniques filmés. Nous discuterons ensuite les uns avec les autres – et avec les participants – autour des modèles qui semblent sous-tendre notre création ou notre environnement thérapeutique.​


Dates : 20-21 octobre 2017​
Lieu : Neuchâtel

​Les frais de participation s'élèvent à Fr. 360.- par personne. Vous bénéficierez d'un prix préférentiel de Fr. 300.- si les inscriptions nous parviennent jusqu'au 31 mai 2017.

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Pierre Ruffieux et Michel Stalder

Pierre Ruffieux
Psychologue-psychothérapeute FSP, formateur et superviseur Cerfasy Neuchâtel 

Michel Stalder 
Psychologue-psychothérapeute FSP, formateur et superviseur Cerfasy Neuchâtel

Module d'introductio​n à l'approch​e thérapeutique centrée sur les solutions (ACS)

 

Le séminaire s’adresse à des cliniciens et des praticiens qui souhaitent se familiariser et acquérir les notions et concepts de base de l’approche thérapeutique centrée sur les solutions avant d’entamer une formation avancée dans cette orientation. 

• L’origine de l’approche thérapeutique : du langage des problèmes au langage des solutions. Une conception particulière de la relation thérapeutique inspirée entre autre par Steve de Shazer et Insoo kim Berg. 
• Orientation vers l’avenir 
• Une attitude thérapeutique qui repose sur le postulat que les clients ont les ressources nécessaires pour changer leur situation. La relation d’aide est une relation de coopération et de co-construction. 
• L’affiliation au client, à son problème et sa souffrance. 
• Obtenir un mandat et définir des objectifs 
• Explorer les exceptions 
• Explorer les ressources avec lesquelles le client fait face au problème. 
• Les échelles 
• La question miracle, imaginer un avenir où la situation sera différente 
• Créer un contexte de choix. 
• Les niveaux de relation


 

Da​tes : Mercredi 1er novembre 2017 et jeudi 2 novembre 2017

Horaire : Mercredi : 09h00 - 12h30 / 14h00 - 17h00 Jeudi ​09h00 - 12h30 / 14h00 - 16h00

Lieu : Cerfasy, Ruelle Vaucher 13, 2000 Neuchâtel

Prix : Fr. 400.-​


Formulaire d'inscription ACS.pdf​​


 


Florence Calicis

Psychologue-psychothérapeute au S.S.M. Chapelle aux Champs, Bruxelles, Formatrice au CEFORES, U.C.L.
 
L'utilisation du soi du thérapeute​

 
Le référentiel systémique, plus encore depuis la seconde cybernétique, donne des ailes au thérapeute. Puisqu'il n'est pas nécessaire d'être un miroir de projection vierge pour ses patients, il a l'opportunité de « s'utiliser », de mettre ses idées, son vécu, son monde au service de la rencontre thérapeutique.

Lorsqu'il rencontre ses patients, le thérapeute pense, éprouve des émotions, des sensations; il est traversé de souvenirs personnels, d'associations, de fantaisies... autant d'ingrédients qui constituent le soi du thérapeute dans l'ici et maintenant de la séance. Même si, dans son dialogue intérieur, il utilise ces diverses sources d'informations pour élaborer ses interventions, que partage-t-il effectivement de tout cela avec les patients ? Généralement assez peu d'éléments intuitifs qui relèvent de la sphère affective comme les émotions, sensations et images qui le traversent. Car très souvent, il privilégie plutôt les idées, les représentations, les hypothèses, à savoir du matériel rationnel issu de la sphère cognitive.
Par ailleurs, ce qu'il communique aux patients provient plutôt de son soi professionnel que de son soi privé.  Or, le soi du thérapeute, c'est la somme du soi professionnel et du soi privé. 

Bien entendu, cette double censure – de la sphère affective et du soi privé - a de bonnes raisons d'être car le contexte de la relation thérapeutique est asymétrique : l'intervenant est au service de ses patients et non l'inverse ; il a une juste distance à respecter et un rôle professionnel à tenir. Mais ne faut-il pas considérer cette censure comme du gaspillage voire de l'automutilation ? N'y aurait-il pas moyen de tirer parti de tout ce matériel laissé en jachère ?

Certes, les interventions impliquant une utilisation plus large du soi du thérapeute sont potentiellement périlleuses. Mais, bien élaborées, elles sont parmi les plus mobilisatrices. Moyennant certaines mesures de précaution, nos ressentis, même les plus « négatifs » peuvent être communiqués et mis à profit dans la relation thérapeutique et peuvent même constituer de puissants leviers d'évolution pour nos patients.

Concepts systémiques et situations cliniques à l'appui, Florence Calicis tentera de dégager des repères méthodologiques pour construire de telles interventions : travail sur leur formulation, timing approprié, analyse des résonances, importance du travail personnel de l'intervenant et de la concertation avec d'autres professionnels. L'accent sera mis sur le précieux alliage de tact et de courage relationnel.

 
Date : 6 novembre 2017 (9h-17h)
Lieu : Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne




Astérix et Obélix et la gestion des conflits. Eléments essentiels à la résolution des tensions 

Beatrice Cadalbert

 
Dr. phil., psychologue FSP, spécialisée en thérapie systémique centrée sur les ressources, psychotraumatologie, psychophysiologie et approches psychocorporels (hypnose ericksonienne, pleine conscience, IFS). Elle a une expérience pluriannuelle dans le domaine de la formation et de la prévention. En tant que thérapeute, elle travaille dans un Centre de Jour psychiatrique et elle est responsable des Ateliers de Psychologie pour les thérapies individuelles et de famille.

 

Véronique Schmukle
 

psychologue-psychothérapeute FSP, spécialisée en psychothérapie systémique, psychothérapie de groupe, psychotraumatologie et addictologie. Elle a travaillé pendant plus de 15 ans comme thérapeute (individuel, famille, couple, groupe) au sein d'équipes interdisciplinaires dans des institutions psychosociales et psychiatriques avant de travailler dans un cabinet médical. Elle a également supervisé des équipes d'éducateurs et donné des formations à des professionnels de la relation d'aide.
 
Ce séminaire s'adresse en particulier à des cliniciennes et des praticiens qui désirent :
1) développer une meilleure compréhension de ce qui se passe dans les conflits :
Qu'est-ce qui les génère et les entretient ?
Qu'est ce qui, au contraire, permet de les détendre et favorise la circulation de l'information ?
2) ajouter à leur malle d'outils psychothérapeutiques des moyens pour prévenir les escalades symétriques et pour accroître la coopération entre les membres d'un système (couple, famille, équipe).
Il s'inscrit dans une perspective systémique et s'appuie sur les théories de la négociation et de la communication non-violente, en intégrant des apports des neurosciences et de la pleine conscience. Après une brève introduction théorique, les participants pourront acquérir, en les pratiquant, les éléments indispensables à la gestion des tensions interpersonnelles dans les contextes professionnels et personnels.

 

Date :  mercredi 21 mars 2018 (9h-17h)
Lieu :   Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne



 

Que sont devenus nos mutants ? Les dernières évolutions psycho-sociétales et leurs implications sur nos interventions familiales

 

Jean-Paul Gaillard
 

Thérapeute systémicien de la famille et du couple, (membre titulaire EFTA et SFTF), psychanalyste (ex EFP)
Pr. honoraire (psychopathologie) des universités
Formateur en approche systémique à destinations des acteurs médico-psycho-socio-éducatifs, en France, Suisse, Italie et Belgique.
 

 

Les effets de la mutation sociétale, sur nos enfants « mutants » ne font que se confirmer au fil des années, de même que les difficultés des parents, enseignants, éducateurs et même thérapeutes, à intégrer les nouveaux rituels d'interactions, c'est-à-dire les nouvelles valeurs sociétale incarnées par nos mutants. Nous sommes mêmes soudain saisis par une urgente volonté de leur transmettre en force nos rituels d'interactions, c'est-à-dire nos valeurs : le fait que ces efforts se déploient en pure perte et provoquent un climat de violence entre nous et eux ne semble pas nous aider à réfléchir.
Gregory Bateson écrivait : « lorsque l'homme de science se trouve dans l'embarras de ne pas trouver un langage approprié pour la description du changement dans un certain système qu'il étudie, il ferait bien d'imaginer un autre système qui soit supérieur d'un degré de complexité au premier, et par la suite, d'emprunter à celui-ci un langage approprié pour la description du changement dans le système plus simple. »[1]. Jean-Paul Gaillard nous propose de nous y essayer, concernant une approche de ce que nous appelons « transmission ».

[1] Bateson G. 1958. Epilogue p. 184

 

Date :  lundi 7 mai 2018 (9h-17h)
Lieu :  Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne

 

Ouvrage de référence : Gaillard JP 2015 : Enfants et adolescents en mutation : mode d'emploi pour les parents, éducateurs, enseignants et thérapeutes. ESF éditeur (réédit. Revue et augmentée).
Articles de référence : Gaillard J-P. 2008. Sur le façonnement psychosociétal en cours : enjeux psychothérapeutiques et éducatifs, in revue Thérapie familiale. Genève, vol. 28 n° 4 - 2007.
Gaillard JP 2015 : Dix ans après : qu'en est-il du concept de mutation psychosociétale ? A quoi nos enfants mutants appartiennent-ils ? In revue en ligne EFTA.

Gaillard JP 2017 : Dans une mutation sociétale, qui transmet quoi à qui ? In revue en ligne EFTA.



 

Les saveurs des approches narratives

 
Aurora Blanco


 

Psychologue-psychothérapeute FSP
Psychologue associée au SUPEA (Service Universitaire de Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent), Lausanne
Formatrice et superviseuse

Ce séminaire s'adresse à des cliniciens et des praticiens désireux d'expérimenter une première immersion dans le monde des approches narratives, sur un mode alliant théorie et pratique et faisant la part belle aux ressources de chacun.
A l'origine des pratiques narratives, Michael White a développé une forme particulière d'accompagnement, qui invite les personnes à déconstruire une histoire d'échec, à reconnaître et honorer l'absent mais implicite et à s'impliquer dans l'échafaudage d'une histoire préférée, riche en détails, issue des rêves, des espoirs, des envies et des engagements.
De participer à de telles conversations ne laisse personne sur le quai, et l'intervenant lui-même en est potentiellement changé… c'est toute la saveur de ces approches qui peuvent devenir une seconde nature !

 

Date :  vendredi 8 juin 2018 (9h-17h)
Lieu :   Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne




De la séparation à la recomposition : des transitions familiales complexes
 
 
Florence Calicis
 

Psychologue-psychothérapeute au S.S.M. Chapelle aux Champs, Bruxelles, Formatrice au CEFORES, U.C.L.

 
Les transitions familiales que sont la séparation, la période monoparentale et la recomposition familiale imposent à leurs membres - enfants, parents, beaux-parents principalement – d'importants remaniements psychiques, relationnels et « organisationnels ». 
Les enfants comme les parents sont alors confrontés à de nombreuses pertes, souffrances, conflits intrapsychiques et relationnels - qui ont leurs raisons d'être et parfois leur fonction. Leurs capacités d'adaptation en termes de rôles, de places et de fonctions sont sollicitées. Si ces transitions sont toujours des épreuves, elles ne sont pas forcément traumatiques et peuvent même, dans certains cas, constituer à terme des opportunités d'enrichissement et de croissance pour chacun.
S'inspirant de sa pratique de thérapie familiale mais aussi d'expertises civiles à la demande du juge, Florence Calicis abordera certains facteurs jouant selon elle un rôle-clé dans le destin de ces transitions. Elle témoignera de la spécificité de cette clinique de manière très concrète au plan des interventions thérapeutiques, du dispositif …

 

Date :  vendredi 5 octobre 2018 (9h-17h)
Lieu :   Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne



Troubles du soi et de l'intersubjectivité. Troubles de la lignée schizotypique et borderline
 
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​Michèle Gennart

philosophe et psychologue-psychothérapeute, formatrice au Cerfasy
 

Jacques Thonney

psychiatre, chef de clinique à la Section "Eugène Minkowski", Clinique psychiatrique universitaire, Lausanne 

 

 
En référence à la psychiatrie phénoménologique et à ses développements récents, nous nous intéresserons aux troubles de la lignée schizotypique et borderline, dans l'acception psychopathologique, en cherchant à mettre en évidence ce que Minkowski appelait les « troubles générateurs », c'est-à-dire les modifications profondes et caractéristiques qu'y présente la structure de la vie psychique. Ces troubles générateurs seront éclairés selon trois dimensions : le rapport à soi (ipséité, identité), le rapport à l'autre (intersubjectivité), le rapport au monde (intentionnalité).

La question de l'identité est la question que la schizophrénie et la forme d'existence schizotypique portent à son acmé. Y est en jeu la possibilité basale d'être soi : la possibilité en principe évidente, constituée sur un mode pré-conceptuel, qui nous permet d'éprouver notre expérience comme « nôtre », sur un mode immédiat et non réfléchi. Ce noyau primaire de l'identité renvoie à une forme également primaire de l'intersubjectivité – celle dont le trouble s'atteste dans le monde désocialisé, en manque d'accordage intersubjectif primaire, du patient schizotype.

Le développement du sens de soi se poursuit au travers d'une narration de soi et d'un partage de sens intersubjectif où se constitue notre conscience singulière de nous-mêmes, notre perception à la fois stable et en devenir de « qui » nous sommes. Cette capacité à assumer son identité et à conduire son histoire au sein d'un espace de jeu fondamentalement interpersonnel est dépendante de la qualité des liens d'attachement (constance, sécurité, empathie…) dont le sujet a bénéficié dans le cours de son développement et peut, comme dans la forme d'existence « borderline », présenter des lacunes ou des inconstances trahissant, selon l'expression de P. Bovet, une « identité crevassée ».

Là où le sens de soi – non moins que le « sens commun » – s'avèrent atteints, le travail thérapeutique a pour fonction première d'instituer une expérience intersubjective fiable où ces difficultés peuvent commencer à se partager et se dire. Comme P. Bovet le soulignait, « la construction de l'identité est indissociable de la présence d'un autrui et de la relation à cet autrui ». L'engagement en personne du thérapeute est dès lors requis dans l'espace du soin – qui est avant tout l'espace d'une rencontre – de telle façon qu'un travail œuvrant au sens de soi et, partant, à la possibilité de parcourir un chemin de vie choisi et assumé en personne devienne possible. 

 

Date :  mercredi 14 novembre 2018 (9h-17h)
Lieu :  Neuchâtel

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 210.- par personne



Apport des thérapies narratives à la prise en charge des addictions

 

Julien Betbèze

 

Psychiatre des hôpitaux, chef de service de l'inter-secteur AFT de Loire-Atlantique (Accueil Familial Thérapeutique) CHS de Blain.
Chargé de cours à Nantes à la faculté de psychologie (DESS Cognitif et clinique) et à l'UER de médecine : D.U. Addictions (Pr Vénisse), D.U Hypnose thérapeutique,  et D.U. Douleur (Pr Nizard).
Thérapeute familial, service d'addictions du CHU de Nantes (Pr Vénisse).
Responsable pédagogique et formateur à l'Arepta-IMHEN (Institut Milton H. Erickson de Nantes, Président Dr A Vallée).
Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives: Institut MIMETHYS, Nantes (Dr Bardot) / Espace du Possible, Tournai (Dr Doutrelugne) / AFEHM Paris / D.U. Hypnose Pitié-Salpêtrière (Dr JM Benhaïem) / CHTIP Paris (L Gross et Dr P Aïm) / Institut UTHYL, Nancy / D.U. Hypnose, CHU Limoges (Dr H Fischer)

 
Dans cet atelier, nous développerons :
-        Les liens entre thérapies narrative et systémique (Bateson) et l'hypnose (Erickson)
-        La différence entre l'histoire dominante et l'histoire alternative
-        La notion d'identité narrative et de tiers sécure
-        Apprendre à construire des questions externalisantes
-        Attirer l'attention des patients sur leurs ressources et leurs capacités
-        Apprendre à déconstruire le contexte culturel
-        Construire une conversation pour devenir auteur de sa vie
-        Construire une nouvelle histoire qui augmente les capacités de choix et permette de se libérer des blocages émotionnels en rapport avec les troubles de l'attachement
 
Objectifs :
1)     Connaître le lien entre l'apport de Bateson et la théorie de l'attachement dans les troubles addictifs
2)     Savoir construire des questions thérapeutiques qui ouvrent de nouvelles possibilités en dehors de l'addiction
3)     Savoir construire des questions thérapeutiques qui permettent de faire face aux troubles émotionnels
4)     Comprendre le lien entre l'histoire dominante et les troubles cognitifs

 

Dates :  lundi 19 novembre 2018 (9h-17h)                                                                                                      mardi 20 novembre 2018 (9h-17h)
Lieu :    Neuchâtel

 

Les frais de participation s'élèvent à Fr. 370.- par personne